Dans l'East End, quartier peu favorisé de Londres, Susan tue son mari à coups de marteau. Ce qui l'a
poussée à une telle extrémité ? La volonté de protéger ses enfants de leur père. En prison, Susan fait la connaissance de Matilda, sa compagne de cellule, une femme énigmatique qui est aussi une
meurtrière...
Le livre est en grande partie consacré à la vie de Susan : ses parents pauvres et violents, ses relations avec sa sœur, le père incestueux, le premier petit ami et futur mari qui permet de partir
de la maison mais se révèle aussi violent et instable que ses parents. Toute une vie de misères, de problèmes, d’alcool, de grossesses plus ou moins désirées, d’ignorance qui a conduit Susan en
prison et qui la pousse à taire la vérité. Quant à Matilda, elle cache elle aussi un secret sous des allures raffinées. La rencontre entre les deux femmes va être un véritable détonateur.
Un très bon polar psychologique qui décrit finement les
mécanismes psychologiques qui conduisent à la violence voire au crime.
Ceux qui ont aimé "Deux femmes" se jetteront sur "La proie" dans lequel on retrouve la même ambiance, le même ton :
La proie / Martina Cole.- Fayard
Freddie sort de prison où il a mis à profit ses 6 ans de captivité pour nouer des contacts dans la pègre londonienne. Fort de ses nouvelles connaissances, il entreprend de devenir le caïd de son
quartier, soutenu par sa femme Jackie qui l'adule et par son jeune cousin Jimmy. Mais Freddie est violent, brouillon, dragueur, dépensier. Il désespère son épouse qui se met à boire. Jimmy qui
lui a épousé l'entreprenante et jolie Maggie, la jeune soeur de Jackie, mène rondement ses affaires. Si bien que le jeune couple devient riche en peu de temps, ce qui suscite l'amère jalousie de
Jackie et la haine de Freddie...
Décidément Martina Cole excelle à dépeindre les quartiers à la dérive de la capitale britannique (peut-être parce qu'elle y est née elle-même). Sombre, sans complaisance, ses livres sont autant
des romans policiers que des analyses sociologiques d'une certaine partie de la société qui survit tant bien que mal dans des banlieues pourries et de la violence notamment
conjugale.
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